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| Simon Beck |
Tuesday, 24 December 2013
Snow art -- by Simon Beck
Monday, 19 July 2010
Penseurs de la décroissance
Parmi ses penseurs, le bioéconomiste Georgescu-Roegen, auteur de Demain la décroissance. Entropie, écologie, économie (1979); les anarcho-libertaires Jean-Pierre Tertrais, Du développement à la décroissance: de la nécessité de sortir de l'impasse suicidaire du capitalisme (2007, ci-contre), et Alain de Benoist, Demain la décroissance. Penser l'écologie jusqu'au bout (2008); et les écosocialistes Michel Beaud, Le basculement du monde (1997), et Serge Latouche, Le Pari de la décroissance (2006).Leurs adeptes s'appellent «Objecteurs de Croissance», prônant des actions telles une journée sans achat, eco-villages, relocalisation, et simplicité volontaire. Leur sympathisants comptent José Bové, Albert Jacquard, et François Schneider du SERI. Même Nicolas Hulot dans l'Impératif écologique (2008) et Hubert Reeves dans Mal de terre (2003) frôlent cette pensée.
Le progrès est ... un des visages, et un visage incertain, du devenir. Il est remarquable que sur la ruine de la providence divine l'humanité laïque, la philosophie des Lumières, l'idéologie de la raison aient pu hypostasier et réifier l'idée de progrès en Loi et Nécessité de l'histoire humaine ; et cette idée a été à ce point désincarnée, détachée de toute réalité physique et biologique, qu'elle a fait ignorer le principe de corruption et de désintégration en oeuvre dans physis, cosmos, bios. Plus aveugle encore fut le mythe techno-bureaucratique du progrès qui régna pendant deux décennies. Il conçut la croissance industrielle comme l'opérateur du progrès humain. Dès lors, la croissance, vouée à progresser indéfiniment, devenait la preuve, la mesure, la promesse d'un progrès généralisé et infini... -- Edgar Morin, 1981
L'humanité court à sa perte, si elle se montre incapable d'infléchir totalement l'évolution de notre société de consommation ; en somme, si elle continue à se révéler irresponsable [...]. Il nous reste peu de temps pour sauver l'honneur et l'espoir d'une humanité en grand danger. -- René Dumont, 1988
cités dans Michel Beaud, Le basculement du monde (1997) p.281; ci-dessous, d'autres extraits tirés de ce livre en ligne :
Michel Beaud
Menaces des temps présents (p.206+)Disposant d'énormes moyens techniques et financiers, l'Humanité a surmonté bien des craintes et maîtrisé bien des menaces du passé, mais se trouve confrontée aux nouveaux périls nés de sa nouvelle puissance.
Longtemps ce fut la peur de la guerre nucléaire, aujourd'hui lovée quelque part dans les profondeurs de l'inconscience. Aujourd'hui, pour les hommes d'affaires les plus en vue, comme pour des fragments de familles réduits à dormir sous des porches, c'est l'insécurité de tous les instants. Les sociétés riches s'inquiètent de risques pour la santé, même infimes en probabilité, provenant de systèmes d'alimentation ou de soins. Des sociétés pauvres, en cours d'industrialisation et de modernisation, commencent à découvrir les menaces, pour la santé ou la vie, de pollutions ou d'accidents industriels, de malfaçons dans les constructions ou d'usage de matériaux ou de produits dangereux.
Il y a aussi les risques sociétaux, tenant aux effets des guerres et des chaos armés, aux nouveaux comportements des générations des pays riches qui ont été rejetées durablement dans le chômage et la précarité, aux nouveaux comportements des générations des pays pauvres qui ont grandi dans la misère, la lutte pour la vie et la violence ; et aussi les risques tenant aux dégénérescences de la démocratie (engagements non tenus, enrichissement personnel des élus, détournement des moyens publics, corruption)...
En outre, depuis plusieurs années, des responsables d'organismes internationaux, des experts laissent percer, en termes choisis, l'inquiétude que leur inspirent de possibles crises sur les marchés monétaires et boursiers. Le spéculateur George Soros, orfèvre en la matière, est plus explicite : « L'histoire a montré qu'il arrive bel et bien que les marchés financiers s'effondrent, entraînant dépression économique et troubles sociaux». Et encore : « Les marchés sont fondamentalement instables, contrairement à ce que prétendent les idéologues du laisser-faire […]. J'affirme que notre système risque de s'effondrer […]. L'effondrement du marché global serait un désastre dont on ne saurait imaginer les conséquences»
Et puis, il y a les risques découlant des nouvelles technologies, du nucléaire aux manipulations génétiques. D'autant que l'on sait maintenant que ces technologies ne restent pas strictement enfermées dans des laboratoires jusqu'au jour où leur maîtrise est parfaitement assurée.
On sait aussi que la raison d'État ignore et l’éthique et le principe de précaution....La logique marchande aussi a ses raisons qui ignorent l'éthique....
Victoires de l'irresponsabilité et de l'acratie (p.212+)
Irresponsabilité : dès lors que le marché pourvoit à tout, c’est au consommateur de faire le bon choix ; dès lors que l'argent est la valeur suprême, ceux qui n'en ont pas sont hors jeu ; dès lors que les marchés, notamment financiers, sont mondiaux, les dirigeants nationaux ont bien des excuses pour « laisser faire ». Firmes, gouvernements, professionnels (de la santé ou de la finance), savants ne lésinent certes pas sur les appels, les déclarations, les codes (de bonne conduite ou d'éthique). Mais, face aux processus en cours qui déstructurent nos sociétés, mettent en péril la Terre, menacent les humains, nul lieu où soit réellement élaborée et mise en oeuvre la stratégie pluridimensionnelle dont nous avons besoin.
Acratie : incapacité des hommes au pouvoir à l'assumer réellement, à affronter les enjeux majeurs, les problèmes les plus graves, à définir et engager les stratégies nécessaires et à imposer les efforts que les choix faits impliquent. Et même ceux dont les discours montrent qu'ils ont bien vu l'essentiel se révèlent incapables de le prendre en charge ou de mettre en oeuvre les processus ou les procédures qui s'imposent.
Des compromis planétaires ? (p.241+)
Au niveau mondial, on peut se réjouir d'une certaine prise de conscience, d'avancées rendues possibles par certaines réunions internationales et de mesures, annoncées ou mises en oeuvre, dans quelques domaines. Mais les efforts ne sont pas à la hauteur des problèmes.
Le montant de l'aide publique du Nord au développement du Sud est tombé à moins de 0,3 % du produit brut des pays du Nord, record historique. Les États-Unis n'ont toujours pas engagé une politique résolue de réduction de leur consommation de pétrole. Le nécessaire codéveloppement Nord-Sud, qui permettrait de faire face aux urgences et des sociétés et de l'environnement demeure à un stade symbolique.
Si l'on prend comme référence le compromis social-démocrate qui a permis à quelques pays du Nord de mettre pendant plusieurs décennies la machinerie capitaliste en conformité avec certains idéaux de société (équité, solidarité, cohérence), deux « compromis » paraissent souhaitables au niveau planétaire. L'un et l'autre doivent viser à mettre la machinerie multinationale/mondiale en conformité avec le choix d'un monde vivable, dans le souci de faire face aux urgences et de répondre aux besoins essentiels sans sacrifier l'avenir.
D'abord un compromis Nord-Sud. Les pays riches du Nord doivent clairement s'engager à réduire leurs atteintes à l'environnement et à soutenir les politiques d'équipement et de modernisation du Sud assurant la sauvegarde de l'environnement. Pour les pays riches du Nord, il s'agit de :
- réorienter résolument leurs économies dans des voies assurant à chacun les moyens d'une vie digne, réalisant économies d'énergie et de matière et limitant les atteintes à l'environnement ;
- soutenir massivement les efforts faits par les pays en cours d'industrialisation pour adopter techniques et équipements visant ces objectifs ;
- soutenir les efforts des pays pauvres pour reconstruire des activités productives qui assurent la subsistance de chacun et sauvegardent les ressources essentielles (sol, eau, espèces végétales et animales).
Simultanément, un autre compromis devrait être passé avec les très grandes firmes. Devraient contribuer à ce compromis des États, des organismes internationaux et des forces représentant le mouvement social et la société civile dans différentes régions du monde. Ce compromis devrait viser à :
- orienter vers des priorités, en suscitant et mobilisant des demandes monétaires, une partie de l'activité de la machinerie multinationale/mondiale
- border la fuite en avant technoscientique par une application stricte du principe de précaution
- limiter les périls liés à l'intégration de la technoscience dans les très grandes firmes et au développement des megasystèmes techniques.
Saturday, 5 December 2009
aux baroques, imprévisibles -- par Paul Hassoun-Lambert, en Bretagne
Monday, 2 November 2009
Saving Copenhagen? France's plan justice-climat
France is trying to break the logjam of Copenhagen negotiations, according to Agence France Presse and Reuters. On 30 Oct president Sarkozy, and on 31 Oct environment minister J-L Borloo, announced a "plan justice-climat" in which France, Germany, and Austria are trying to convince the EU to make common cause with Mexico, Brazil, small island states (SIDS) threatened by climate change, and poor African and Asian countries, among the 175 haggling parties in COP-15 to save the climate treaty from failure. Main points of the French plan, which has been prepared over many months:
- A "wafer-thin" Tobin tax of 0.01% on financial speculation, already proposed in August by the UK's re-regulation chief Lord Hudson. The City and Wall St were "appalled" by his suggestion which means, as seasoned financial journalist Eric Reguly concludes, that it might actually be effective in slowing the computer-driven speculation that has led to repeated market meltdowns. The tax would be a pin-prick in the side of the financial elephant but yield an estimated $20b yearly. About a quarter of this would be for reforestation.
- It would provide mitigation funds for solar, wind, hydroelectric, biomass and reforestation projects in the poorest countries. A telephone-book-sized overview of such projects country by country (prepared over the last year by Bernard Kouchner's Foreign Ministry*), fills the gap of skimpy or non-existent action plans (NAMA) that poor countries were supposed to prepare. Many have no funds to prepare such plans, let alone carry them out. [*This overview is not yet available online.]
- [A warning note about mitigation: Even if the French plan is agreed to, NGOs will have to be extremely watchful that carbon trading and REDD do not permit boondoggles by finance speculators and "free permits" to corporate polluters. Carbon trading and REDD are immense bribes to the corporate world. They should not be giveaways. Most of all, they must reduce real GHG emissions according to science-based targets. France is not renowned for international philanthropy. We must read the fine print. - DM]
- It is an end-run around the refusal of rich countries to finance mitigation funds and technology transfer. Their repeated promises in NEPAD, MDGs, PRSPs and LICUS, G20 green stimulus, UNEP's green new deal, reformed CDM, and World Bank carbon finance have proved to be so much hot air. The money to match the promises has never appeared. The G8 plead taxpayers' pockets are empty, but that is just this year's excuse. Trillions were found to bail out banks, stockbrokers and auto companies, and to make "war on terror" while nothing has been forthcoming for global needs or the working poor at home.
- [A possible alliance with the G2 (the US and China), who have been working on a secret climate deal in backroom talks that have already lasted several years. The sticking point seems to be US corporate demands for huge profits on "tech transfer". See TRIPS, comments by the French Journal du Dimanche, US ecologists in SEED, and the Sep-Oct 2009 issue of Foreign Affairs.]
- Emission reduction targets of 25-40% by 2020 for the rich countries. Real reductions, measured from the Kyoto base of 1990.
- A World Environment Organization (with what powers is not yet clear), similar to the World Trade Organization to ensure national actions are "measurable, reportable and verifiable" (MRV).
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Beijing 18 Nov 09: US-China deal gives new life to Copenhagen.
Paris 19 Nov 09: -- Environment Minister Borloo has just tabled his "Plan Justice-Climat" (its English title is "A Project for the World". Here is a summary in English by WWW France. The official French plan should be compared with the model Copenhagen Climate Treaty compiled by WWF and other NGOs, 8 Jun 09.
23 Nov 09: British PM Gordon Brown supports Tobin tax; IMF head will "study" it; US opposes it.
Saturday, 10 May 2008
Environmental news and views: The New York Times goes digital
The New York Times has changed! Start with photojournalist Andrew Revkin's narrated slideshow Planet in Flux of his travels around the world since 1978, a gradual discovery of environmental threats to human and other life. He invites viewers to an interactive blog Dot Earth where readers can add their own reflections, ask questions of experts, and comment on the news. the blog includes an annotated critique of Bush's climate speech, and a lively debate among climate scientists over the latest wrinkle in the upward warming curve. Dot Earth's blogroll links to other important sites for environmental news, media analysis, green design, US energy/climate/conservation policy (forgive the oxymoron), and youth activism. NYT science and news pages now contain streaming videos -- including exceptional coverage of the cyclone devastation in Myanmar. We have come a long way from the "gray lady" journalism of the past.Sunday, 3 February 2008
Développer ou soutenir?
Un récent numéro de La Décroissance fait le point, en citant nombreux porte-parole du Grenelle qui se disent écolos tout en appuyant le dérapage sarkozien vers un capitalisme sauvage ou (au mieux) adouci.
Christophe Barbier de L’Express : « Enfin on a parlé de croissance durable! Enfin on en a fini avec le mythe de la décroissance (soyons plus pauvres pour être plus propres), c’est la défaite des partisans de la lampe à l’huile et la vie dans les grottes… des idées idiotes, du genre rouler 10 km/h moins vite sur les routes… »
Dans Valeurs Actuelles, l’ex-ministre Luc Ferry prône une écologie qui
« s’intègre en douceur à l’économie du marché » au contraire du mouvement antilibéral animé par « la peur, le ressentiment, la volonté, toujours, d’interdire… limiter la vitesse à 120 km/h… un grand garçon, ça n’a pas peur…. La France a besoin d’une cure de libéralisme. » Poursuit Olivier Dassault : « C’est par le marché que le problèmes peuvent prendre leur solution. On l’a vu pour le CO2, où les droits à polluer se vendent en Bourse. »
La recette de Jacques Attali, auteur de la Brève histoire de l’avenir devenu fer de relance du marché sous Sarkozy : « Reduire les coûts des biens de consommation pour relancer la croissance sous toutes ses formes, pour créer des emplois ». Il faut « libéraliser et déréguler » dixit son rapport télévisé du 22 janvier 2008.
Références:
- La Décroissance, Casseurs de pub
- Wikipédia l'historique du développement durable, sa défense par Brundtland, ses contradictions selon Alain Lipietz et les Amis de la terre
- Éco-économistes : les Verts français, Mouvements.be, Serge Latouche « A bas le développement durable ! Vive la décroissance conviviale ! », son vidéo « La décroissance, une utopie? »; Hervé Kempf et son vidéo tourné au Québec.
Monday, 14 January 2008
Earth Hour 29 March 2008 at 8 pm
Les Français l'ont fait en février. Sydney en mars. Maintenant, le monde.The Aussies did it on 31 March 2007: 2.2 million people in Sydney took part, cutting the city's energy consumption by 10.2%. Now it's going worldwide.
Videos and details on Earth Hour website
Monday, 31 December 2007
Le Grenelle de l'environnement: le plan français
Le 22 décembre 2006, Nicolas Sarkozy avait signé le Pacte écologique de Nicolas Hulot (à gauche de la photo). Élu le 6 mai 2007, il a déclaré que "La France fera de la lutte contre le réchauffement climatique sont premier combat." -- droitdanslemur.blogspot.comLe Grenelle de l’environnement est une initiative proposée en 2006 par l’Alliance pour la planète, la Fondation Nicolas Hulot et France Nature Environnement aux différents candidats des dernières élections présidentielles. L’Alliance rassemblait plus de 70 groupes dans divers domaines : environnement, humanitaire, social, agriculture, sciences, droit, consommation, syndicalisme. Sarkozy présidait les séances du Grenelle d'octobre 2007.
Un Agora-Grenelle vient d'être fondé pour veiller sur l'action gouvernemental, par des ONG écolos -- Association 4D (Dossiers et Débats pour le Développement Durable), ODP (Observatoire de la Décision Publique), ADELS (Association pour la Démocratie et l’Education Locale et Sociale), ADOME, ACIDD – TIC21, et Ville Internet. Les 6 volets du plan du MEDAD (Ministère de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables) sont:
- Groupe 1 « Lutter contre les changements climatiques et maîtriser la demande d’énergie »
- Groupe 2 « Préserver la biodiversité et les ressources naturelles »
- Groupe 3 « Instaurer un environnement respectueux de la santé »
- Groupe 4 « Adopter des modes de production et de consommation durables »
- Groupe 5 « Construire une démocratie écologique »
- Groupe 6 « Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à l’emploi et à la compétitivité »


