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Tuesday, 5 May 2009

Peace is an environmental issue

by Normand Beaudet, director of the Centre de ressources sur la non-violence, Montréal, Québec.
A moral economy should first be concerned about communities, and about its members' basic needs. A society organized in such a way should aim at providing sustained and secure access for everyone to emergency assistance, health services, secure shelter, basic food and clean water, and affordable energy. Obviously, environmental sustainability is the foundation upon which these economic structures must be erected.

Security is no longer the duty of the military, the police or any other state agent. It should become everyone's concern. Overly centralized energy supply routes or generation plants,
worldwide networks of basic food supply, gigantic municipal water purification plants, and many other installations are highly vulnerable. These nodes of society's infrastructure, like hydro
electric dams, nuclear power plants, and gigantic tankers are at risk when not protected from any individual "wrong-doer", or let's say nowadays "terrorists". Politicians and right wing security "freaks" know well how to benefit from this organised "fear building" reality.

Peace is therefore becoming an environmental issue. Communities' sufficiency in terms of essential needs is not only becoming an environmentally sustainable society project, but a state security issue. In the global warming context, a community's resilience capacity is a necessity for both physical and economic survival. In the 90's, the principle of bioregionalism was developed by politically engaged ecologists in the emerging "green parties" movement. This idea is becoming an increasingly important "state security" concern.

Billions invested in military and policing will never protect all essential and highly vulnerable infrastructure. How can we adequately protect millions of kilometers of hydroelectric lines? The complex web of critical food supply networks? And we know the impact of Middle East tanker protection. Military and traditional security expenditures are a limitless waste of money on an insecurity-building societal project.
Building peace becomes building human-scale and highly safe communities, able to provide for basic needs for their populations. Such a society of communities will not feel threatened by events happening anywhere around the globe. When a community relies essentially on the biological potential of its geographic region for a secure supply of fundamental goods, its members will feel safe and confident. We will have an ecologically sound, and basically secure
community: a moral community that respects the environment, and will not overreact to dramatic events. An ecological society project is the way to go, and a vulnerability reduction program, or peaceful program, is the way to reach it.

Financial greed has characterised the economics of this first decade of the millenium. Will elementary common sense characterise the second decade? Help people to fulfill their basic needs. Organise communities so they can feel secure.

See also L'éducation de la coeur: le pouvoir de la compassion / Educating the heart: the power of compassion for Dalai Lama visit Oct 2009, CCJC Storytelling Quilt of reparative justice, comparison of Canadian military cadets and proposed Civilian Peace Service, The Case for a Civilian Peace Service Canada – White Paper, by T. Evelyn Voigt and Gordon Breedyk, for the Civilian Peace Service Canada Coordinating Committee (Jan 2008).

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Un service civil de la paix du Canada sommaire de Normand Beaudet du Centre de ressources sur la non-violence le 6 mai 2009, du Livre blanc sur un service civile de paix de Voigt et Breedyk.
De plus en plus d'organismes de paix canadiens militent en faveur de l'établissement d'un Service civil de la paix au Canada. Les agences internationales et les gouvernements reconnaissent dorénavant que la société civile jouent un rôle important dans la résolution pacifique des conflits.

De nombreux organismes internationaux offrent des services d'accompagnement aux personnes menacées, on se penche sur la communication communautaire sécuritaire en situation de conflit, du travail s'effectue sur la mobilisation des diaspora pour désamorcer les conflits et des réseaux internationaux se penchent sur la détection avancée et l'alerte internationale. Les initiatives sont multiples, mes les ressources financières et humaines compétentes manquent.

Introduction
La recherche de solutions alternatives à l'intervention militaire pour résoudre les conflits progresse. La mise sur pied de ces solutions nécessite une infrastructure, un organisme citoyen basé à Ottawa, Service civil de la paix du Canada (SCPC), s'est donné cette mission. En activité depuis 2004, le SCPC travaille avec des organismes canadiens et étrangers à concevoir et offrir une accréditation professionnelle normalisée pour les travailleurs de la paix. Ainsi, des bénévoles et des professionnels de la paix, entièrement accrédités, pourraient former des équipes d'intervention civil qualifiés toujours prêts à intervenir. Ces personnes travailleraient sur appel grâce à des listes établies et maintenues à jour. Ces intervenants selon leur spécialité faciliteraient la résolution des conflits, offriraient des services l'accompagnement, participeraient à des processus de réconciliation basés sur la justice réparatrice, bref interviendraient de façon non violente lors de situations à fort potentiel de violence. Ce travail essentiel représente un pas essentiel vers une paix durable.
Rohan Rogers photo: Serwa, membre de Young Peace Brigades au Ghana
Cet organisme ne serait pas seulement utile dans le cadre des actions actuellement initiés par les organismes de coopération international existants. À l'échelle mondiale, le SCPC, ainsi que d'autres services équivalents en planification dans certains pays européens pourraient de répondre aux multiples appels lancés par l'ONU, la Francophonie, l'Union Européenne et même les organisations régionales Américaines et africaines afin qu'on « accorde une place plus importante » à la prévention des conflits. Grâce à une étroite collaboration avec la société civile il serait possible d'offrir de véritables moyens d'action à ces organismes.

Il s'agit ici de confirmer ce qu'on a constaté à maintes reprises : « les conflits ne peuvent être résolus uniquement par des moyens militaires. » L'idée fait son chemin un peu partout en Europe, de la Suède à l'Italie, divers projets de service civil de la paix prennent forme grâce au soutien d'un réseau européen. Un service civil de la paix allemand (Ziviler Friedensdienst) est en activité depuis 1999 et dispose d'un financement appréciable de l'Union européenne.
film du ZfD « Vertrauen fällt nicht vom Himmel »
Les démarches visant à créer un service semblable au Royaume Uni vont bon train, et la formation d'intervenants civils pour la paix est déjà bien amorcée. En France et en Espagne des projets de loi en ce sens ont été déposés aux Parlement afin de débattre de la création d'un service civil de la paix. Le gouvernement italien, quant à lui, prépare un tel projet de loi. Suite aux échecs répétés de l'action militaire, l'idée de soutenir l'action citoyenne pour la paix progresse rapidement.

Au Québec, un réseau d'organismes de paix nommé «CitoyenNEs pour un Ministère de la Paix » travaille présentement à promouvoir cette idée. Le Canadian Department of Peace Initiative (CDPI), le projet de création d'un ministère canadien de la Paix, intègre l'idée de la mise en place d'un Service civil de la paix au Canada dans ses objectifs fondamentaux, les autres étant :
  • L'éducation et la formation à la paix
  • Le désarmement nucléaire et le contrôle des armements
  • La justice réparatrice et le dialogue interconfessionnel
  • Les droits de la personne et les droits économiques
Justice réparatrice au Rwanda/Congo: photo de justequipping.orgLe Canada accorde depuis longtemps une importance aux notions de maintien et de consolidation de la paix suite à des conflits et y a investit beaucoup de ressources financières et humaines depuis la seconde guerre mondiale. Le Canada pourrait tirer parti de ces expériences multilatérales pour se faire un pionnier dans le domaine de la prévention des conflits internationaux par l'action civile.

Au lieu de persister dans l'inquiétante tendance actuelle de recours croissant aux troupes canadiennes à des fins militaires, le Canada pourrait agir en amont, en formant et mobilisant son expertise civile pour prévenir la dégénérescence des crises. L'organisme canadien de promotion d'un service civile de paix SCPC, a produit un imposant livre blanc sur la question qui vise à tirer profit de la solide expérience du Canada en matière de maintien et de consolidation de la paix. Ce document débute l'élaboration d'un programme qui, à l'aide de l'expertise canadienne, renforcera le rôle, les compétences et l'efficacité des
professionnels de la paix dans le monde.

Professionnaliser le travail pour la paix
Le 2 avril 2007, le professeur Johan Galtung (sommité mondiale dans les études et les recherches sur la paix) a vivement appuyé les efforts canadiens visant à créer un Service civil de la paix au Canada. Il participait alors à la troisième conférence organisée par le SCPC, en collaboration avec de nombreux organismes et instituts qui s'intéressent activement à la question dont:
Cette conférence, qui s'est tenue du 3 au 5 avril 2007 à l'Université Saint Paul, portait principalement sur le développement des compétences nécessaires aux professionnels de la paix. L'honorable Flora MacDonald, tout comme d'autres participants, a orienté les discussions sur la réalité afghane. Malgré l'existence de nombreuses politiques et stratégies nationales, on reconnaît que seuls, les gens sur place peuvent ultimement réussir à résoudre leurs propres conflits. Les intervenants de l'extérieur deviennent une partie du problème s'ils essaient d'imposer leurs solutions ou choisissent de se ranger dans un camp, au lieu de renforcer la capacité de la population à trouver ses propres solutions. C'est justement à ce niveau que le professionnel de la paix entre en jeu.

La conférence a permis d'explorer la notion de « professionnel de la paix » sous des angles aussi divers que le contexte mondial, les valeurs fondamentales et les compétences clés, le recrutement, l'évaluation, la formation, la certification, et ce qui est encore plus important sous l'angle des stratégies qui permettront de relever les défis posés par la création d'une telle profession. Une grande partie des discussions a fait ressortir l'importance de veiller à ce que la mise en place de professionnels de la paix ne diminue pas le rôle des bénévoles oeuvrant déjà dans ce domaine, car ils peuvent apporter une contribution significative et obtenir des résultats exceptionnels. Les bénévoles possèdent des compétences particulières, souvent fondées sur l'humanitaire, qui ne doivent pas être oubliées dans les mesures qui seront prises pour exploiter les ressources civiles dans le domaine de la paix.

Un livre Blanc
Une des recommandations formulées lors de cette conférence sur la professionnalisation de l'engagement citoyen pour la paix était de préparer un livre blanc sur le SCPC. Ce document a été réalisé et peut maintenant servir de base pour les discussions et l'adoption des mesures de mise en œuvre requises. Ce document démontre l'utilité du SCPC, en proposant pour la première fois d'accréditer des professionnels de la paix à l'échelle mondiale et recommande de contribuer à l'établissement des formations requises. Ainsi, les bases sont en place pour que le Canada puisse contribuer de manière unique aux efforts déployés un peu partout dans le mnde pour mettre sur pied des services civils de la paix. Le livre blanc explique aussi en détail pourquoi la professionnalisation des travailleurs de la paix s'avère une exigence essentielle pour sauver des vies, augmenter l'efficacité des interventions et accroître la réputation d'artisan de la paix du Canada. Il offre également une information détaillée sur les nouveaux services civils de la paix en gestation dans le monde, tout particulièrement en Europe. Il fait aussi un survol de l'histoire de l'intervention citoyenne pour la paix allant de la perspective nationale des pays qui optent pour la neutralité jusqu'à la perspective individuelle de l'objection de conscience.

Le livre blanc décrit jusqu'à quel point les civils participent déjà à diverses activités (prévention, médiation et résolution de conflits) dans tous les secteurs. Finalement, le livre blanc démontre comment les conflits et la paix sont de plus en plus liés à l'environnement, aux femmes et à l'économie, et il compare les approches militaires et civiles. Lorsque c'est possible, l'information est présentée sous sa forme originale, telle qu'elle a été rendue publique par divers organismes, il utilise notamment des tableaux mettant en évidence les applications pratiques et opérationnelles du travail l'établissement ou de consolidation de la paix dans différents secteurs. Décidément, la réflexion sur la mise en oeuvre d'un véritable Service civile de paix est un défi important. L'effort permet de penser les conflits et les guerres autrement. De voir le phénomène de la violence comme une manifestation prévisible sur laquelle il est possible d'agir de façon préventive en évitant le recours à cette même violence.

Conclusion et principes clés
  • Des conflits complexes, difficiles et variés persisteront pendant un certain temps, tant au Canada qu'à l'échelle internationale.
  • Continuer à adopter des stratégies de type « tuer et détruire » pour résoudre les conflits entraîne des coûts inacceptables sur les plans économique, environnemental et humain.
  • On constate de plus en plus que les approches unidimensionnelles (militaire, humanitaire, de développement ou autre) ne permettent pas de résoudre les conflits.
  • Les gens sont las de la guerre et veulent que l'on considère davantage les approches non violentes pour régler les difficultés.
  • Pour établir une paix durable, il est impératif que toutes les parties impliquées dans un conflit participent à sa résolution, et que les besoins et perspectives de chacune soient respectés.
  • L'autodétermination est un principe essentiel pour la résolution des conflits.
  • On reconnaît de plus en plus qu'il faut prévenir les conflits (tout comme les résoudre ou les transformer), et qu'on a besoin de compétences particulières pour y parvenir.
  • Les services civils de la paix, grâce à des professionnels et à des bénévoles formés et évalués rigoureusement, permettent réellement de répondre efficacement à ce besoin croissant d'experts compétents, bien préparés et accrédités dans le domaine de la paix et des conflits.
  • Le rôle que peuvent jouer les civils afin d'éviter que des conflits dégénèrent en violence armée nous permettra d'économiser des milliards de dollars qui sont actuellement dépensés par les forces armées dans un environnement humain qui, selon le Bulletin of the Atomic Scientists, se trouve toujours à moins de 15 minutes de l'autodestruction totale puisque les guerres armées font planer le danger constant d'une guerre nucléaire totale.
Recommandations
Le comité de développement du SCPC recommande au gouvernement du Canada :
De reconnaître d'une part le rôle constructif que pourraient jouer des civils détenant une expertise dans le domaine de la consolidation de la paix en conseillant le gouvernement sur des approches autres que militaires pour résoudre les conflits, et d'autre part l'utilité du Service civil de la paix du Canada tel que décrit dans le livre blanc.
D'entamer des discussions avec le comité de développement du SCPC, en se fondant sur ce livre blanc et en tenant compte des précédents en matière de financement établis en Europe, au sujet des mesures à prendre concernant :
  • Le développement du concept de SCPC.
  • Le développement et le perfectionnement d'un programme d'évaluation, de formation et
  • d'accréditation pour les professionnels de la paix.
  • La mise en oeuvre de deux programmes pilotes de formation (pour tester le concept et la formation).
  • La façon dont le Canada, par le truchement du SCPC (et de la proposition de la création d'un ministère fédéral de la Paix), pourrait contribuer le mieux à l'établissement d'une paix durable au Canada et à l'étranger.
Par le passé, nos façons de penser et de faire ne nous ont pas permis de prévenir les guerres mondiales. Nous devons trouver le moyen d'y parvenir.

On ne peut à la fois prévenir la guerre et s'y préparer. – Albert Einstein

Wednesday, 29 April 2009

Civilian Peace Service: the German experience - by Gisela Duerselen

Our vision is the development of a world wide, nonviolent peace corps with several thousand peace specialists. This is what the 90 member organizations of the Nonviolent Peaceforce (NP) do:

In its Civilian Peace Service, the Federal Republic of Germany is the first and only country to have created an institutionalized service for regions in crisis in which not the military but civil society sets the tone. The CPS is a dispatch service for experienced women and men, who have undergone four months training for nonviolent conflict management. The CPS is a civil society project financed by the state: the implementation rests with the Federal Ministry for Economic Cooperation and Development (BMZ). Church and non-church sponsors work together in a consortium for the Civilian Peace Service (ZFD). They include:

Action Committee Service for Peace (AGDF), Association of Development Service (AGEH), Christian Services International (CFI), German Development Service (DED), Eirene- International Christian Service for Peace, Church Development Service (EED), Community Services (WFD), and since 2007, the Civil Peace Service Forum (forum ZFD).

In 1999, the first peace specialists went abroad. What has the CPS achieved in ten years?

At the start of 2009, ten German peace specialists are working in Afghanistan. More are taking care of projects in Africa and Asia, in Latin America, the Kosovo and in Israel/Palestine. In order to be really effective they would have to number at least 500. What all have in common is depending on dialogue instead of soldiers, on nonviolent communication instead of armed power.

They work with partners in the crisis regions on projects of reconciliation and are present also where there is no shooting, but imminent danger of a violent confrontation. About 200 civilian peace specialists a year begin their service in many of the world’s crisis areas.

The success of German CPS is also evident in the constant growth of its budget, from five million marks in 1999 to 14 million Euros in 2006, 19 million in 2008, and 30 million Euros (about $50 million Canadian) in 2009.

Difficult Beginnings

In 1994 the Evangelical Church in Berlin-Brandenburg and political scientist Theodor Ebert proposed a corps of as many as 80,000 peace professionals, both men and women, on the same basis as military service. This proposal caused divisions. Some peace organizations feared both government influence, and reduction of existing peace and development services. Others objected to new taxes. Thereupon the Federation for Social Defense developed its own concept of a voluntary corps of 100,000 volunteers, with financing to come from progressive reductions of the national defense budget. In 1995 government approved only an emergency peace service: a rapid deployment of much smaller numbers of experienced professionals. In 1997 the first 70 took part in a 4-months pilot training program by the Rheinland-Westfalen state government. Then in 1998 the Social Democrat / Green federal government coalition promised the establishment of a Civilian Peace Service in its platform.

It took some time for the CPS was able to define responsibilities and cooperate effectively with the established federal Development ministry. Today CPS specialists work directly in conflicts, while the development experts in cooperative deal with structural improvements. The transition is flowing smoothly. Anti-poverty work limits the potential for conflict. Post-conflict work prevents renewed violence and, in turn enables development. Experience has shown that the special strength of the CPS lies in prevention, which is long-term and unspectacular; public donations for catastrophes are much larger. This makes the CPS dependent on government funding. Many peace activists fear that their independence will be compromised by current government policy of "civilian-military cooperation" in Afghanistan.

To strengthen their profile, all EU activists have united in the European Network for Civil Peace Services (EN CPS). In this network, quite different approaches to peace work are brought into contact and coordinated.

Translated from the original German by Hans Sinn.
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See also: Canadian Department of Peace movement and CitoyenNEs pour un Ministère de paix, a table comparing military cadets and proposed peace service; PASC in Colombia; Christian Peacemaker Teams (CPT) and Peace Brigades International in many countries; Trail of Dreams World Peace Walk; publications of CCSG.

Saturday, 30 August 2008

Emergency hospital aids China earthquake survivors

A survivor lost 8 family members in this rubble: photo by Cortassa
Dr. Giorgio Cortassa arrived in Sichuan on May 17, five days after China's strongest earthquake in 32 years, 7.8 on the Richter scale. As an emergency physician and coordinator of Italy's health project in China, he was one of the first international workers called on for help.

Cortassa set up a field hospital about 80 kilometers from the quake's epicenter. For weeks there were aftershocks, landslides, and rumours that the Beichuan dam was about to collapse. He remembers dilapidated cities, precarious hygienic conditions, water shortages, language barriers, hot temperatures -- and good Chinese crisis management.

Beichuan city: photo from Daily Mail, UK

"Logistics at Chengdu airport were frenetic, the population was scared by aftershocks, refugee camps were being set-up, the PLA [People's Liberation Army] was active but with a low technical level, water supply and latrines were proving insufficient," he said. Near Beichuan, it looked like a war zone: “dangerous and not totally collapsed buildings...the smell of decomposing dead bodies... few and shocked survivors walking around."

Chinese officials had already asked for emergency aid: "sophisticated material for search and rescue... electromagnetic probes, sound amplifiers to identify people buried under the ruins... advanced medical equipment...” A contradiction had to be resolved. Though much of this equipment would require trained technicians, the Chinese wanted no foreign personnel on the ground; people who could become a burden because unable to speak the local language. "The first rule in these cases," Cortassa said, "is not to have to rescue the rescuers."

Six days after the quake, China agreed to a foreign field hospital with 7 nurses and 7 doctors led by Giuseppe Arcidiacono. Equipment had just arrived from Italy. They set up in Xiaode, a small city about 80 km from the hardest-hit areas in river gorges, but safer because in a plain and not surrounded by high buildings or mountains. The quake had destroyed about 20 percent of local buildings, including the hospital. People crowded the streets. “The area was good in terms of the potential pool of patients,” says Cordassa, and “the area.... relatively safe” there was no danger from collapse of nearby buildings”. In less than 7 hours, local Chinese medical, Red Cross and Civil Protection staff, working with Italian technicians, were able to set up an emergency operating room, with adjoining beds and a diagnosis centre. "By 4 p.m. it started operating," he said, "and we treated on average 150, 160 patients per day." In theory, this was only an advanced medical post. AMPs are meant to treat victims in the earliest phases of an emergency before they are transferred to larger hospitals. "Practically, though, the AMP treated anything there was to be treated," Cortassa said. With the help of volunteer interpreters, the Italians trained their local counterparts and in less than a month handed over control of the AMP to local medical staff.

Not only foreign languages but local dialects posed a difficulty. An interpreter from Beijing found it hard to understand local farmers. In a brilliant stroke, 13-year-old schoolgirls who spoke some English were recruited as ‘Red Cross' interpreters for triage. Another problem was the heat. "It was... 37 to 40 * C inside the [AMP] tents at noon.. even though conditioners and fans were running at maximum capacity“, and there were only two latrines for 20,000 people.

But emergency shipments improved between May 18 and 22, some via Chinese military planes.
Italian aid alone amounted to more than 3 million euros (US$4.8 million), and included the field hospital, medical equipment, medic and paramedic staff, as well as more than 400 emergency housing tents, 5,000 blankets, high-energy food supplies and two first aid kits that could be used for up to 20,000 patients for three months. Cortassa congratulates the Chinese for managing in an increasingly “valid and orderly” way, considering the initial chaos, the remoteness of the Sichuan mountain area, and widespread devastation.

Full text of the original report by Silvia Sortori is at devex.com